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Cette histoire est extraite du livre "Les Mystères de l'Aveyron"
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Sur la route des tunnels qui relie Brousse à Broquiès, la petite église de Saint-Cyrice se donne en spectacle en surplombant un méandre du Tarn
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Un petit cimetière la jouxte, parsemé de vieilles tombes et de croix parfois perdues dans les souffrances broussailleuses.
En équilibre sur l'abîme ouvert sur la vallée, une pierre surmontée d'une croix en fer joue les funambules entre ciel et terre, entre Dieu et les hommes.
Deux noms y sont gravés, perpétuant la légende de coeur entre la pauvre bergère et le prince charmant.
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Jacques-François Loiseleur-Deslongchamps était géographe du roi Louis XV
quand il débarqua un beau jour de l'année 1769 au village de Durenque. Il avait reçu pour mission de participer à l'établissement de la carte générale de France, dite carte de Cassini.
Tout le temps consacré à ses relevés, il logea chez l'agriculteur Boudou, père d'une jeune fille, Marie-Jeanne.
Sur les croupes arrondies des monts du Lagast, une idylle sincère se noua bientôt entre les deux jeunes gens, qui finirent par se marier. Durant près de soixante-dix ans, le géographe ne quitta guère sa bergère, travaillant à des relevés géographiques ou inventant, à quatre-vingt-dix ans, un baromètre portatif.
Le 6 août 1843, Loiseleur-Deslongchamps s'éteignit dans sa demeure de Puech-Cani proche de Broquiès, son épouse ne tardant pas à le suivre dans la tombe.
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