Leur histoire est celle de toutes les populations de race et de langue grecque, établies dans la péninsule des Balkans, dans les Iles et sur la plupart des rivages de la Méditerranée, de l'Adriatique et du Pont-Euxin.
Dans les temps héroïques de la Grèce primitive, vivant dans des cavernes, un chaos de races parcourut l'archipel d'où sortit la civilisation mycénienne (la Guerre de Troie). Après l'invasion des Doriens, la Grèce patriarcale avait presque entièrement disparu au VIIe siècle avant JC. La Grèce du VIIe au IVe siècle se partageait entre deux grandes races : les Doriens et les Ioniens. Ces deux races s'unirent pendant le Ve siècle, défendant leur indépendance et leur civilisation contre un retour offensif de l'Orient.
C'est le temps des guerres médiques, le temps où le génie grec s'étend dans tous les sens, en littérature, en art, la vie politique, le commerce. À cette époque un sentiment d'unité nationale, fondée sur la communauté de race, de langue, de religion, de législation, est rendue sensible par de vastes confédérations, des institutions commerciales, la rencontre de tous les Hellènes dans les sanctuaires et les grands jeux : d'Olympie, de Delphes, d'Athènes.
Hélas, une âpre rivalité des principaux états, Sparte, Athènes et Thèbes, épuisèrent ces cités en face de l'ennemi traditionnel : la Perse.
Plus au nord, de la confusion de races barbares, était né une nation monarchique à demi-hellénique, la Macédoine, qui asservit les cités pour les défendre et Alexandre conduisit à la conquête de l'Asie les Grecs confédérés, ses alliés de nom, ses sujets de fait.
Pendant les deux siècles suivant, toute la vie politique fut à Alexandrie, à Antioche, à Pergame, dans ces monarchies grecques d'Orient, nées des conquêtes d'Alexandre. Elles s'épuisèrent à leur tour par leurs rivalités.
La Grèce soumise successivement aux rois de Macédoine, d'Asie Mineure, de Syrie, d'Egypte, ne conservait guère que des libertés municipales. En 146 avant JC, elle devenait sous le nom d'Achaïe, une province Romaine
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