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Il peut sembler paradoxal d'associer le nom d'un département de la République à une entité de la Royauté. D'autant que l'actuel département du Var
n'est plus arrosé, depuis le rattachement de Nice à la France, par le fleuve qui lui a donné son nom.
Pourtant, si le littoral de la Provence dans son ensemble a toujours joué un rôle d'importance sur la scène politico-militaire européenne, le littoral varois a maintes fois été le théâtre d'événements de portée nationale. Aussi en porte-t-il encore aujourd'hui de vivantes traces à travers son patrimoine architectural à caractère militaire. Après le décès de René d'Anjou - "le Bon Roy René" - le 10 juillet 1480, le roi de France devient comte de Provence en 1481 et la Provence est définitivement réunie à la Couronne en 1486.
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Ce qui dote la France d'une importante frontière maritime sur le littoral méditerranéen.
L'Europe est alors durablement marquée par des conflits territoriaux opposant essentiellement la maison de France à l'Empire romain germanique. La Provence tient un rôle de première ligne face à la botte italienne, objet de toutes les convoitises, et où Louis XII
entend notamment exercer ses droits sur les milanais. Les disputes âpres entre dont le milanais est l'objet sont motivées par la recherche d'équilibre en europe.
L'Empereur d'Allemagne est le maître du versant septentrional des Alpes ; le roi de France contrôle leur versant occidental, mais de façon imparfaite. La possession, ou tout au moins la domination de la plaine milanaise permet à chaque adversaire de maîtriser un large glacis en avant de la ligne des Alpes. La Méditerranée constitue également une arène impitoyable, sur laquelle s'affrontent les grands rivaux du moment, directement ou par l'intermédiaire de leurs champions.
A la fin du XVe siècle et au cours du suivant, l'activité maritime en méditerranée est fortement marquée par la piraterie barbaresque. Les pirates écument la mer et procèdent à des razzias sur les côtes d'Europe et contre les navires marchands de la chrétienté. Pillages de marchandises, rafles d'esclaves, tout est bon pour alimenter le butin des barbaresques. Deux de ces redoutables écumeurs actifs : les frères Barberousse, installés à Djerba puis à Djidjelli, d'où ils font régner la terreur.
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