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Au lendemain de la dernière guerre, la marine s'attache de nouveau à la protection antiaérienne des ports, en tirant les enseignements du conflit.
Une batterie école de DCA est aménagée à Peyras, qui connaît ainsi la cinquième étape de sa vie militaire. Quatre tourelles de 105 mm sous coupoles blindées sont installées sur des cuves bétonnées, dont l'implantation respecte les ouvrages préexistants. Il s'agit de pièces ex-allemandes en provenance de Lorient.
Un poste de direction de tir est construit, en extension d'un grand abri-traverse. Il est équipé d'un télémètre optique de 6,58 m de long, associé à un calculateur électro-mécanique. La batterie-école reste en service pendant quelques années, avant que les armes ne se taisent définitivement à Peyras, qui est maintenant un véritable musée de la batterie de côte.
Au moment où Peyras reçoit ses derniers canons, les autres batteries de côte sont définitivement désarmées.
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Les pièces d'artillerie, riches de métaux préciaux, sont consciencieusement démantelées et ferraillées au prix du kilo. Les nécessités de l'après-guerre sont marquées par des priorités matérielles que l'on peut comprendre, même si on les regrette.
Le Var, conservatoire de l'architecture militaire : Plus de quatre siècles nous séparent du début de cet ouvrage. La terre de Provence est demeurée au coeur des rivalités inter-européennes tout au long de cette période. Chaque étape de la course qui oppose le boulet et la cuirasse est marquée dans le sol varois par l'apparition de nouvelles constructions militaires. Aujourd'hui soumise au flot annuel d'envahisseurs plus paisibles, la côte varoise porte, à travers ses "vieilles pierres", autant de témoignages d'une histoire dont les leçons méritent d'être retenues. La mémoire des pierres est là pour nous y aider.
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