Des fouilles faites en diverses baumes (c'est le nom des grottes en provençal) prouvent que la région du Comtat Venaissin était déjà habitée à l'âge de la pierre polie.
Les Romains
s'y installèrent une centaine d'années avant notre ère. On retrouve leur trace un peu partout. Les énormes blocs de la base des tours de Venasque
datent de leur époque. Elles appartenaient probablement à un "oppidum" dominant la voie romaine et permettant de surveiller toute la région.
Le baptistère est construit sur les ruines d'un temple romain.
Une période orageuse succéda, celles des invasions multiples... les sarrasins, les goths, les visigoths et, plus tard, les troupes protestantes du Baron des Adrets. La plupart des villages perchés, assez nombreux datent de cette époque. On se défend mieux du haut d'un rocher que dans une vallée plate.
De 879 au début de l'an Mil, le Comtat fait partie de ce que l'on nomma le Royaume Burgondo-Provençal. En 1125 il devient la propriété des Comtes de Toulouse. En 1219 Raymond VII étant allié des Albigeois
, vaincus par les troupes du Pape et celles du roi de France, doit céder le Comtat au Vatican selon le Traité de Paris.
En réalité en dépit de cet accord, la France qui avait à diverses reprises tenté de l'accaparer, essaie de le garder et ce n'est qu'en 1271 qu'Alphonse de Poitiers fut contraint de remettre le Comtat à la Papauté, 37 ans avant que Clément V ne vienne se réfugier en Avignon !
Cette étrange situation de terre vaticane en plein pays de Provence, dura plus longtemps que celle des Romains : cinq siècles. De cette époque datent les innombrables chapelles (plus d'une centaine) que les amateurs peuvent découvrir en pays comtadin.
Ce n'est qu'en 1792 que les troupes de Louis XVI
, encore "roi des Français", entrèrent à Carpentras pour prendre possession du Comtat au nom de l'Assemblée Constituante. Le Saint-Siège n'accepta de renoncer à ses droits sur cette "enclave papale" qu'en 1814.
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