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Il y a quelques 25 millions d'années, une mer peu profonde pénètre dans l'actuelle Vallée du Rhône.
C'est la mer du Miocène qui occupera la région pendant près de 20 millions d'années et au fond de laquelle se déposeront des sédiments qui jouent un rôle important dans le paysage actuel.
Le Mont Ventoux avec la crête du Luberon et des Monts de Vaucluse formaient alors des îles qui émergaient de la région rhodanienne. De son sommet, 1912 m, l'on découvre l'un des plus vastes panoramas d'Europe.
Ventoux : son appellation semblerait remonter au Ier ou IIe siècle et qu'elle ait pour origine Vintur, le nom d'une divinité des sommets ; en langage Celte
: Ven-Top désignerait une cime neigeuse.
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Sur le Pays de Sault, le Comtat Venaissin
et la Provence, incontestable, incontesté, règne le Mont Ventoux, notre dieu païen. Mieux, tout le midi le voit et de partout il apparaît différent.
C'est lui que, bien avant la Vierge de la Garde, la Bonne Mère marseillaise du Bon Voyage, les marins regardent du large, c'est encore lui que les pilotes aériens recherchent et découvrent au carrefour des lignes méditerranéennes. De la Camargue et par beau temps c'est un Fuji-Yama de lapis lazuli, d'aigue marine si l'orage et la tempête se préparent.
Depuis Avignon
c'est le géant bleu, qui, à chaque pas davantage emplit l'horizon et la route. C'est de Carpentras
, de Bedoin, de Sault
, quand il est là, tout proche, qu'on le caresse du regard et qu'on le touche de la main, qu'il joue à se montrer, à se cacher, à varier sa forme fantastique selon le caprice du moindre contrefort, de la plus minuscule plantation de chênes truffiers ou de pins, pour apparaître selon telle ou telle échancrure, pour se découvrir tout entier de la cime tel un piton ou du large à plat d'un plateau.
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