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Ce texte est extrait du livre "L'Ardèche 1900-1930, Mémoire d'Hier
".
La pierre de Ruoms est un calcaire de couleur gris-bleu, très résistant à l'écrasement.
L'extraction dure depuis au moins le Moyen-Age, mais elle ne prit de l'ampleur qu'avec la construction de la voie ferrée P.L.M. Le Teil-Alès
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La compagnie des carrières de Ruoms, dont le siège social était à Lyon, s'installa peu après 1875, construisit un quai d'embarquement, avec une énorme grue sur rails, un embranchement particulier, des bureaux, des écuries, des logements...
Elle fit faillite vers 1895 et fut rachetée par deux anciens chefs de chantier, Pascal et Jourdan. On comptait, en 1900, cinq cents tailleurs de pierre dans tout le bassin et la pierre de Ruoms fut utilisée pour le port de Sète
, le théâtre municipal de Montpellier
et jusqu'au Maghreb ou en Europe du Nord.
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Les Carrières de pierres de Ruoms ne déclinèrent que devant la concurrence du ciment armé ; il reste aujourd'hui une entreprise, héritière de ce glorieux passé, qui emploie six ouvriers et exporte de la pierre de Ruoms jusqu'au Japon.
La tradition locale veut que la statue de la Liberté, à New-York, ait été dressée sur des pierres de Ruoms.
Mais il n'existe aucune document à l'appui de cette thèse.
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