"Les animaux que l'on présente se sont gavés, depuis des mois, de l'herbe tendre du plateau ardéchois. Castrés dans les premiers mois de leur vie, ils n'ont perdu aucune force dans les efforts de la saillie ou les travaux de la ferme.
Ils ont mangé, ruminé, dormi et sont ainsi devenus des bêtes énormes mais placides, à la croupe ronde et à la peau tendue. Ils vont terminer leurs vies en cette veille de Pâques. Boeuf pascal, leur viande tendre et juteuse fera le régal de nombreux foyers et marquera la fin du Carême" (Guy Durrenmatt, les marchés de l'Ardèche).
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De nos jours, l'appellation "fin gras du Mézenc" tente de renouveler cette vieille tradition du boeuf pascal.
La foire des Rameaux se poursuivait le vendredi par la vente des vaches grasses, le samedi par celle des veaux. Le dimanche était le jour des forains, la fête de la jeunesse.
Il se vendait avant la guerre de 1914 jusqu'à sept cents boeufs gras sur le foirail de Saint-Agrève, deux cents seulement après la guerre.
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