Ce texte est extrait du livre "L'Ardèche 1900-1930, Mémoire d'Hier
".
Les débuts du tourisme en Ardèche non rien à voir avec les congés payés. Les origines sont beaucoup plus anciennes et prennent leurs racines dans le soucis de santé qui animait les classes aristocratiques, puis, bourgeoises, au XVIIIe et XIXe siècle. On peut dire en effet, sans beaucoup d'exagération, que le tourisme ardéchois est fils de Vals et de ses eaux bienfaisantes, connues dès l'époque d'Henri IV. Elles connurent un grand développement au XVIIIe siècle, comme eaux à expédier vers la Cour et surtout au XIXe siècle avec l'essor des cures thermales et des distractions qui l'accompagnaient.
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Vals eut quelques imitatrices modestes, comme Neyrac ou Celles-les-Bains. Comme il fallait occuper les curistes, leurs familles et leurs amis, les autorités médicales et municipales de Vals se mirent à explorer les environs ; c'est ainsi qu'on découvrit les Gorges de l'Ardèche
, le Pont d'Arc, le Gerbier de Jonc, tous les actuels classiques de l'été ardéchois.
Ces estivants logeaient dans les hôtels, consommaient dans les auberges, ou même les fermes, à la recherche de "l'authentique", chère à Pagnol. Nombre d'ardéchois se mirent alors à regarder d'un autre oeil leur paysage et leurs habitudes.
Mais on était encore bien loin de vouloir fonder toute une économie sur le tourisme. On en était au temps de la perplexité, non à celui du calcul.
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