Saint-Agrève (Agrippinus) était d'une famille espagnole. Ses parents le pressant de se marier, il partit pour Rome où, s'étant distingué par sa piété et sa doctrine, le Pape Martin Ier (qui siégea de 647 à 655) le nomma évêque du Velay. Le Saint combattit avec succès l'idolâtrie ainsi que les erreurs des hérétiques Aldius et Helvidius.
Plus tard, étant retourné à Rome, il en revint par la voie romaine qui conduit du Rhône au Puy; à travers le Vivarais, et ayant trouvé à Mont-Chiniac (Cinnacus), aujourd'hui Saint-Agrève, les habitants encore voués au culte des idoles, saisi d'indignation, il s'emporta contre leurs rites sacrilèges ; par la suite de quoi, il fut mis dans les fers et trois jours après, sous l'impulsion de la Dame du lieu, il fut décapité avec son compagnon Urcisin.
Sa tête roula jusqu'au pied du mont et une source jaillit à l'endroit même où elle s'arrêta, confirmant ainsi ce que l'évêque avait prédit, en mourant. Les habitants se convertirent, construisirent une chapelle tout près de la source, et donnèrent à la ville le nom de Sanctus-Agrippa.
Cette légende est un produit des traditions les plus anciennes de l'église du Puy, mais elle s'y trouve avec des détails et, est accompagnée de circonstances qui ne permettent pas de mettre en doute le fond historique de l'évènement.
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