Le Pays de Bourdeaux déborde largement le canton du même nom et s'étend en réalité sur toute la vallée de Roubion jusqu'au défilé de Pont-de-Barret qui le fait pénétrer dans la plaine de Montélimar
.
De hautes terres (la forêt de Saoû
, Couspeau, Angèle, Saint-Maurice...) dominent de toute part un paysage accidenté de colline et terrasses alluviales, où se dispersent fermes et hameaux.
Cette nature qui paraît équilibrée et accueillante a pourtant connu dans le passé de rudes colères (crues du Roubion ravageant certains villages en 1914, 1960, 1856 et ensevelisant sous les glissements de terrain le village de Féline en 1907).
Les tours qui couronnent les crêtes sont souvent accompagnées de villages abandonnés appelés ici "vialles", qui rappèlent les temps féodaux où la région, comme celle de Crest
, fut un enjeu etnre Comtes de Valentinois et Evêques de Die.
Aujourd'hui le passant reste frappé par le nombre de cimetières familiaux, souvent de l'époque où un hérétique ne pouvait être enterré en terre bénite, et des temples, souvent rustiques, toujours plus nombreux que les sactuaires catholiques.
Le Pays de Bourdeaux, au sens large, qui comptait près de 10 000 habitants au milieu du XIXème siècle, est tombé à moins de 2 000 aujourd'hui. Ses paysans, qui ont connu les difficultés de toutes régions de polyculture, se sont tournés vers l'élevage, en particulier la chèvre, car le Picadon
est originaire de la région (village des Tonils).
Mais en attendant le développement d'une agriculture irriguée, sans industrie, avec peu de commerces et très peu d'artisans, ce pays ne peut guère espérer qu'en des formes nouvelles d'activités en milieu rural profond. Activités qui peuvent être permanentes comme les centres d'accueil de Bourdeaux, Crupies ou Vesc, ou saisonnières, comme le tourisme vert, dans une nature où ne manque ni l'espace, ni les monuments dignes d'intérêt.
Pour tout renseignement contactez l'Office de Tourisme de Bourdeaux.
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