Vers la fin du IXe siècle, les premières maisons de Romans
commencent à se grouper autour du monastère Saint-Barnard.
Romans devient le lieu de passage des marchandises qui pénètrent en Dauphiné, le commerce et l'industrie se développent intensément.
Au XVe siècle, on retrouve sur "les tôles de taille" les professions de "sabattier, regrolleurs et cordonniers".
La très ancienne confrérie des "arts et métiers des cordonniers" sous la bannière des Saints-Crépin et Crépienne est règlementée par des arrêts de la cour royale et du Parlement.
En 1714 paraît un document très complet sur le droit d'accès à la corporation. Aujourd'hui la Saint-Crépin se fête à Romans le quatrième samedi d'octobre.
Comme la tannerie jusqu'au XIXe siècle, la cordonnerie est florissante mais reste très artisanale. Vers 1850 sur les conseils d'un nommé Dagan, François-Barthélémy Guillaume, né à Romans, à l'idée d'utiliser sur place la production des tanneurs de la ville.
Il crée la première manufacture de chaussures montées sur bois, il entreprend bientôt la fabrication de la chaussure clouée.
Son exemple est suivi : dès 1870 la cordonnerie compte sept fabriques importantes et environ mille cinq cents ouvriers hommes et femmes. Les usines sont encore de simples entrepôts de marchandises, où s'effectue la découpe du cuir à dessus et à dessous.
Les ouvriers travaillent à domicile ou en groupes dans des ateliers appelés "galères".
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