L'histoire de la bijouterie, c'est un peu de hasard et beaucoup de savoir-faire. A la fin du siècle dernier, un bijoutier lyonnais se délocalise à Valence
et recrute alentour. Au début du siècle suivant, quelques talents issus de la maison-mère décident de tenter leur chance et créent des ateliers autonomes.
Ainsi de Roux et de Filet. Le mouvement se poursuit entre les deux guerres et jusque dans les années 1970. Peu à peu, Valence se spécialise dans l'or et la pierre. La bijouterie devient joaillerie. Aujourd'hui, 300 à 400 personnes vivent du travail de l'or.
"L'optique valentinoise, explique Pierre Bellon, l'arrière-petit-fils de Louis-Elysée Filet, est dans le bijou de qualité avec une tendance résolument moderne et une recherche permanente dans le renouvellement des styles". Ainsi la Drôme contribue à faire de Rhône-Alpes, la première région française pour la fabrication de bijoux. Des créations locales qui s'exposent place Vendôme et sur le marché international.
Dans la Drôme
, trois villages ont apprivoisé les éléments pour créer la céramique : Saint-Uze, Dieulefit
et Cliousclat. La terre s'est longtemps cachée dans des plis de terrain modelés par les âges.
Elle s'appelle kaolin dans le nord ; elle se nomme argile réfractaire dans le Sud.
L'eau a permis de modeler la substance selon deux techniques: le moule, dont la pierre, mélangée au liquide, épouse parfaitement les formes ; le tour, qui permet à la matière humide de s'étirer sous les doigts de l'artiste pour trouver sa forme définitive. Le feu, quant à lui, teinte le four d'un rouge sombre puis d'un rouge cerise et fait fondre le vernis pour créer l'alchimie. L'air, enfin, raffermit la pièce en la gorgeant de soleil et de vent.
A Saint-Uze, la Cité céramique raconte le matériau qui relie les hommes au travers des siècles et par-delà les continents. A Dieulefit, la Maison de la terre s'est faite musée et centre de formation ; à Cliousclat, on expose des poteries populaires. Partout, les potiers d'aujourd'hui perpétuent la tradition...
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