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Le rêve de tous les promeneurs et randonneurs est évidemment de rencontrer, au moins fugitivement, le bouquetin. Il faut avoir de la chance, se lever tôt ou se coucher tard et mémoriser quelques détails.
En été, le bouquetin se trouve au plus haut dans la montagne, se réfugiant, quand c'est possible, dans les zones les moins fréquentées par les touristes mais où il peut malgré tout trouver l'herbe et les rameaux tendres des arbres nains dont il est friand. Dans certains secteurs, le nombre de promeneurs est tel qu'il les déserte pratiquement en juillet et août, au risque de souffrir de carences alimentaires. Donc il vaut mieux s'écarter des "autoroutes" de randonnées, sans pour autant faire preuve de la même agilité que le bouquetin.
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Le bouquetin n'aime pas trop la chaleur : aussi il grimpe pour être plus au frais et se tient le plus souvent possible dans des endroits ombragés par les rochers ou les petites falaises. Il est donc judicieux de regarder soit vers le haut soit "en face" sur des pentes moins accessibles où l'animal à la certitude que l'on ne pourra pas l'approcher facilement.Qui viendra se promener au mois de juin, en montant simplement jusqu'à la limite des zones déjà déneigées, aura en général la chance, sans faire d'exploit, d'apercevoir les groupes de mères entourées de cabris et même d'éterles, les femelles nées l'année précédente.
En hiver, le bouquetin descend beaucoup plus bas, essayant de se cantonner dans des espaces où la neige est régulièrement balayée par le vent. Car l'animal n'est pas à l'aise sur la neige profonde et il pleut, dans ces zones, trouver le peu de nourriture dont il a besoin pour survivre. La période hivernale entraîne de nombreuses morts naturelles, surtout quand les chutes de neige sont abondantes.
Le bouquetin, qui se déplace beaucoup, est présent dans toute la zone centrale du parc et aussi dans le massif des Encombres, au-dessus de Saint-Jean-de-Maurienne
, vers le col des Encombres, à 2300 m, et vers le col de la Pierre-Blanche à 2650 m. Mais pour les bouquetins comme pour tous les animaux vivant dans les parcs, ne jamais oublier que la présence des animaux sauvages ne se programme pas...
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