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Lors du voyage, Hugo s'écrivait : "Nous quittons à peine Sallanches, et déjà je cherche à démêler, sur les crêtes étincelantes des vieilles Alpes, les traces que n'y ont pas laissé les deux grands envahisseurs de l'Italie".
C'est qu'en effet, il est difficile de ne point éprouver une profonde émotion lorsque, par une belle matinée d'août, on voit se dérouler devant soi cet immense amphithéâtre de montagnes, toutes diverses de couleur, de forme, de haute et d'altitude, masses énormes, tour à tour éclatantes et sombres, vertes et blanches, distinctes et confuses, dont un énorme rayon de soleil encore oblique inonde chaque intervalle, et au-dessus desquelles, comme la pierre du serment dans un cercle druidique, le Mont-Blanc
s'élève royalement avec sa tiare de glace et son manteau de neige".
Plus loin, parlant de la Vallée de l'Arve et de la plaine de Sallanches, Hugo écrit : "... ses maisons blanches et son clocher poli comme l'étain, à pied d'une haute montagne verte couronnée par de larges pans de rocher".
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